Je ne sais même pas ce qu'ils cherchaient, témoigne Mounika. Pour éclaircir les choses, la mère de famille s'est tout de suite rendue à la gendarmerie en compagnie de sa soeur. "Ils nous ont juste dit qu'ils s'étaient trompés. Rien de plus, même pas d'excuse" Mais Mounika est persuadée que la manoeuvre n'est pas gratuite. "Ils m'ont vu à la télé et sur les photos avec lesquelles ils recherchent les gens." Pour elle, ce n'est rien de plus qu'une tentative d'intimidation. A l'heure où des rumeurs de nouvelles manifestations circulent, beaucoup partagent le même avis. Le scénario s'est répété plusieurs fois dans d'autres domiciles.
Les gendarmes ne sont pas rentré bredouilles. Un jeune aurait ainsi été arrêté en rentrant du travail. Plusieurs témoins affirment avoir vu les forces de l'ordre fouiller chez lui pour trouver les vêtements qu'il portait lors de la journée de mercredi. Contacté par nos services, la gendarmerie préfère ne pas intervenir sur le sujet. Une instruction est en cours pour tenter de déterminer les responsabilités lors des violences de mercredi, les perquisitions et les arrestations. Face au risque d'engrenage, et au blocage dans les tentatives de dialogue entre le collectif et le conseil général, des observateurs extérieurs ont multipliés les interventions pour éviter des représailles de la population. Ansoir Abdou le porte parole du collectif des citoyens perdus a ainsi tenu à s'adresser à la population pour lancer un appel au calme.
Source : FI n°2449 Vendredi 11 décembre 2009 et Samedi 12 décembre 2009
Nous souhaitons vivement que nos frères et s½urs Maorais manifestent pacifiquement leur volonté de se retrouver dans le giron de la Famille Comorienne.
